Chez Crubilé sport, on aime passionnément rouler les mécaniques mais au sens propre. Et pas n’importe lesquelles. Le patron, Sébastien Crubilé, s’est fait une spécialité reconnue des Porsche historiques. Dans ses locaux de Gazeran (Yvelines) s’alignent quelques dizaines de bolides qui, pour certains, font partie du patrimoine automobile. Autour d’eux, sept mécaniciens sont aux petits soins pour restaurer, réparer, régler des machines d’exception. Dans l’atelier, l’expérience côtoie la jeunesse (de 23 à 56 ans d’âge) dans une ambiance qui ne ressemble à celle d’aucun garage. Ici, pas de cadences infernales. On fait dans le sur-mesure.
Les week-ends de compétition constituent également les moments qu’attendent les mécaniciens qui assurent l’assistance en course. Deux tiers du temps travaillé le sont d’ailleurs en bordure de piste. Ce qui explique que les 9 salariés ne soient pas rattachés à la convention collective de l’automobile mais à celle du sport. Un profil d’entreprise assez singulier en termes de sécurité. « Chaque salarié a un poste de travail et il est rattaché à un véhicule qu’il accompagnera sur circuit », décrit Sébastien Crubilé.
À l’atelier, chacun dispose de sa servante, de ponts élévateurs, d’un banc de puissance sécurisé avec ventilation au plafond. « Je fais particulièrement attention aux EPI », ajoute Maxime Crubilé, épouse de Sébastien Crubilé, qui gère la sécurité du personnel. L’entreprise ne mégote pas : pantalons avec renforts aux genoux, chaussures de sécurité, lunettes, gants, casques antibruit… Une fois sur piste, c’est différent. La quête de performance impose de la souplesse pour réagir vite et sans entrave à l’imprévu. « L’adrénaline peut changer des comportements. C’est un exercice d’équilibriste », témoigne Maxime Crubilé.
Si la course automobile dicte ici sa loi, Crubilé sport profite de l’intercourses pour faire passer des messages à ses salariés : ne pas se mettre en danger, ne pas rouler trop vite sur les trajets domicile-travail, faire attention à sa posture et au port des EPI.
Ayant choisi d’être accompagnée par une entreprise extérieure pour l’aider à prévenir les risques professionnels, l’entreprise a récemment souscrit, dans ce cadre, à Preven-Box, un outil digital de formation à distance. Les salariés ont deux ans pour suivre à leur rythme les modules de formation sur différents risques qu’ils rencontrent au quotidien et le patron surveille l’assiduité de ses collaborateurs, histoire que ses efforts de prévention ne restent pas au point mort.
Jean-Philippe Arrouet

le travail de soudure sur aluminium, très pénible à réaliser à l’envers.